Agroalimentaire

Que pèse le secteur agroalimentaire dans l’économie française ?

La France reste la terre de l’industrie agroalimentaire certainement parce que le pays est la capitale mondiale de la gastronomie. La filière représente une véritable force historique et participe grandement au PIB national ainsi qu’à la dynamique de l’emploi. Tour d’horizon du secteur des IAA (industries agroalimentaires).

Agroalimentaire : mieux connaître ce secteur d’activité

L’agroalimentaire regroupe les acteurs professionnels opérant dans le secteur primaire et secondaire. Concrètement, la filière est scindée en deux ensembles. Dans un premier temps, il existe l’agriculture qui cultive les fruits, légumes et autres plantes et qui s’occupe de l’élevage des produits vivants. Secundo, on retrouve l’industrie agroalimentaire qui se charge des processus de transformation des matières premières en produits finis, prêts à être consommés. Dans ce domaine, les filières se déclinent par milliers : sucrerie, meunerie, industrie laitière, huilerie, charcuterie, pâtisserie, boissons, etc.

En clair, s’il fallait décomposer le secteur agroalimentaire, trois maillons seraient mis en avant : le maillon « amont » rassemblant les fabricants d’intrants, de semences ou de matériels, le maillon « central » représenté par les producteurs en eux-mêmes et enfin, le maillon « aval » qui comporte les professionnels spécialisés dans la transformation. Au sein de cette filière plus précisément, certains acteurs pratiqueront le conditionnement, la cuisine ou le raffinement. D’autres réaliseront les travaux d’assemblage comme les plats cuisinés ou les soupes ou les travaux d’extraction nécessaire à la fabrication de colorants alimentaires ou d’extraits de plantes.

Le secteur agroalimentaire : une importance de taille pour l’économie française

Le secteur de l’agroalimentaire pèse son poids dans l’économie du pays. Il représente le 3ème excédent commercial dans l’Hexagone et participe à 3,5% du PIB national. La France est le 6ème exportateur mondial après des pays comme les États-Unis, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Brésil ou encore la Chine. Les produits transformés sont les plus appréciés à l’international et représentent ¾ des exportations. En 2017, l’export a généré 61,2 milliards d’euros avec plus de 5,5 milliards d’euros d’excédent commercial. La France est le second producteur mondial de vins qui se sont exportés à hauteur de 13,5 milliards d’euros. Elle est aussi la première productrice de viande bovine. Plus globalement, la vente à l’international de viande est chiffrée à 4,5 milliards d’euros. Les produits laitiers français sont aussi très appréciés à l’étranger et génèrent un chiffre d’affaires de 6,6 milliards d’euros à l’export. 40% du lait collecté dans le pays part pour l’international. À noter qu’il existe près de 1200 variétés de fromages dans le pays.

L’agroalimentaire et l’emploi

La filière participe à la dynamique de l’emploi en étant le premier employeur industriel du pays. Il existe environ 1 million de travailleurs agricoles dans l’Hexagone et près de 420 000 salariés sur l’ensemble du territoire national. Ces derniers œuvrent pour le compte des 17 647 entreprises présentes dans le secteur et réalisant 180 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2017. 98% de ces entreprises sont des PME et des TPE. Toujours durant cette année, l’industrie agroalimentaire a créé 4 491 emplois.

Un avantage de cette filière est qu’elle est peu victime de la crise. En effet, à l’inverse de beaucoup de domaines, les dépenses alimentaires sont quasiment incompressibles. Par contre, la France semble connaître quelques difficultés dans l’export notamment à cause des obstacles sanitaires et phytosanitaires inhérents au commerce, le caractère complexe des négociations internationales sur le commerce extérieur et le manque d’appui à l’égard des entreprises désireuses de faire dans l’export.

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